Après une réparation de la coiffe, les premiers progrès concernent surtout la douleur et l’autonomie. La mobilité puis la force reviennent plus tard. Un résultat ne se juge généralement pas à quelques semaines : l’amélioration se poursuit souvent pendant 6 à 12 mois.
Pourquoi la récupération est-elle longue ?
Lors de l’arthroscopie, le tendon est ramené sur son empreinte osseuse et fixé par des ancres. La fixation protège le contact initial, mais la solidité biologique dépend ensuite de la cicatrisation entre le tendon et l’humérus. Une reprise trop rapide des efforts peut mettre cette réparation en tension.

Le protocole dépend de la taille de la rupture, de la qualité tendineuse, des gestes associés et de l’âge fonctionnel. Les consignes du compte rendu opératoire priment donc toujours sur un calendrier général.
La récupération, étape par étape
Douleur, sommeil et pansement
L’anesthésie locorégionale préopératoire limite la douleur immédiate. Une hospitalisation à domicile antalgique peut être organisée lorsqu’elle est indiquée. Le gros pansement peut être légèrement humide au début : après une arthroscopie, une partie de l’eau utilisée pendant l’intervention peut s’évacuer. Une douleur brutalement croissante, une fièvre, une rougeur diffuse ou un écoulement inhabituel nécessitent cependant un avis médical.
Kinésithérapie, piscine et auto-rééducation
La kinésithérapie préopératoire aide à arriver au bloc avec une épaule aussi mobile que possible. Après l’intervention, les séances doivent respecter la phase biologique de cicatrisation. L’auto-rééducation quotidienne est indispensable mais ne doit jamais devenir un concours de douleur. La balnéothérapie peut faciliter le relâchement et la mobilité lorsque la cicatrice est fermée et que le chirurgien l’autorise.

Les poids et élastiques ne doivent être utilisés qu’au moment prévu. Les acheter tôt peut être pratique ; les employer trop tôt ne l’est pas.
Travail, conduite et sport
L’arrêt de travail dépend beaucoup plus du métier que du nom de l’opération. Un travail administratif aménagé peut reprendre plus tôt qu’un métier manuel, avec port de charges ou travail bras levé. Pour les travailleurs actifs, un arrêt de trois mois est fréquent et peut devoir être prolongé. La conduite reprend lorsque l’on peut contrôler le véhicule et réaliser un geste d’urgence sans douleur ni limitation dangereuse.
Cette chirurgie demande un investissement durable du patient. La régularité de la rééducation, le respect des temps de cicatrisation et le sevrage tabagique participent au résultat.
Chirurgie de l’épaule et de la main