Après la libération du nerf médian, la main doit être utilisée progressivement dès les premiers jours, sans port de charge ni appui douloureux. La reprise dépend surtout de l’ancienneté de la compression et du métier : quelques jours peuvent suffire pour certaines activités de service, tandis qu’un travail manuel exige souvent plusieurs semaines.
Que se passe-t-il pendant l’intervention ?
Le ligament annulaire antérieur du carpe est ouvert afin de redonner de l’espace au nerf médian. Le geste est réalisé en ambulatoire, sous anesthésie adaptée. La peau est refermée par un surjet, habituellement retiré autour de J15. Une attelle n’est le plus souvent utile qu’à visée antalgique.

Les premiers jours
Les fourmillements disparaissent-ils tout de suite ?
Lorsque la compression est récente, les réveils nocturnes et paresthésies s’améliorent souvent rapidement. Un nerf comprimé depuis longtemps, avec perte de sensibilité ou fonte musculaire, récupère plus lentement et parfois incomplètement. L’opération arrête la compression ; elle ne peut pas toujours effacer immédiatement une atteinte nerveuse ancienne.
Douleur de cicatrice, force et sensibilité
Une douleur à l’appui, une gêne sur les piliers du canal carpien et une baisse temporaire de la force de serrage sont possibles. Elles s’améliorent le plus souvent progressivement. Une zone moins sensible autour de la cicatrice peut aussi survenir. Les massages, la désensibilisation et, si besoin, la kinésithérapie ou l’ergothérapie aident à restaurer une main souple et fonctionnelle.
Quand reprendre le travail ?
Il n’existe pas un délai unique. Certains indépendants, professionnels de service ou patients pouvant aménager leur poste reprennent dès une semaine. Il faut souvent compter environ un mois de gêne pour les sollicitations ordinaires, et au moins six semaines pour un métier manuel ou de force. Les recommandations de la HAS tiennent compte du type d’intervention, de la main dominante et des contraintes professionnelles.
Quand demander un avis rapidement ?
Une douleur qui augmente nettement, une rougeur qui s’étend, un écoulement, de la fièvre, des doigts très gonflés ou une perte motrice nouvelle doivent faire contacter l’équipe. Une main douloureuse, gonflée et raide de façon disproportionnée peut évoquer un syndrome douloureux régional complexe et justifie une prise en charge précoce.

Mobiliser souvent mais sans forcer : ouvrir et fermer les doigts, opposer doucement le pouce, éviter les charges et les appuis jusqu’à cicatrisation.
Chirurgie de l’épaule et de la main