Chirurgie de l’épaule et de la mainLa tumeur glomique est une petite tumeur, habituellement bénigne, issue de structures participant à la régulation de la circulation sanguine et de la température. Elle siège souvent sous l’ongle, mais peut aussi se trouver ailleurs sur le doigt. Malgré sa très petite taille, elle peut être responsable de douleurs disproportionnées.
Les signes classiques associent une douleur très localisée, des accès douloureux parfois spontanés et une hypersensibilité au froid. Le patient peut souvent désigner le point douloureux au millimètre près. L’ongle peut rester parfaitement normal. Une consultation spécialisée est utile en cas de douleur persistante inexpliquée.

L’interrogatoire et les tests de localisation douloureuse orientent le diagnostic. L’échographie haute fréquence, lorsqu’elle est disponible, et l’IRM peuvent aider à situer une lésion de très petite taille et à préparer la chirurgie. Une imagerie non contributive n’écarte pas à elle seule toute suspicion clinique.
Pour une tumeur glomique symptomatique, le traitement de référence est généralement l’exérèse complète. Le choix d’une voie transunguéale ou latérale dépend de la localisation. La dissection doit préserver autant que possible la matrice de l’ongle afin de limiter les déformations secondaires. L’analyse anatomopathologique confirme la nature de la lésion.
Une persistance ou une récidive des douleurs impose de rechercher une exérèse incomplète, une récidive ou un autre diagnostic.
Les soins de pansement et la reprise des activités dépendent de l’abord et de la taille de l’exérèse. La repousse de l’ongle demande du temps si celui-ci a été soulevé ou retiré. Les risques comprennent une sensibilité cicatricielle, une déformation unguéale, une infection et la persistance ou récidive des symptômes. Le protocole individualisé est remis après la chirurgie.
La grande majorité des tumeurs glomiques sous-unguéales sont bénignes. L’analyse anatomopathologique précise le diagnostic.
La lésion est parfois minuscule et invisible, ce qui peut retarder son identification.
Non, le diagnostic clinique garde toute son importance, en particulier pour les très petites lésions.
Une déformation est possible, surtout si la matrice unguéale est atteinte. Le chirurgien choisit un abord destiné à la préserver autant que possible.
Une récidive ou une persistance des symptômes est possible et justifie une réévaluation.
Références : voir la bibliographie de l’article Conseils associé. Cette fiche nécessite une validation scientifique finale avant publication.