Fractures, lésions ligamentaires et arthroses post-traumatiques. Le diagnostic associe toujours l’histoire de l’accident, l’examen clinique et une imagerie choisie pour répondre à une question précise.
TRAUMATOLOGIE DE LA MAIN
Une lésion récente ou ancienne peut évoluer vers une instabilité, une pseudarthrose, une raideur ou une arthrose.
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Après l’accident
Une déformation, une plaie, un doigt froid ou insensible, une douleur incontrôlable ou l’impossibilité de bouger justifient une évaluation rapide. Les radiographies sont le premier examen ; le scanner précise l’os et les surfaces articulaires ; l’IRM ou l’arthroscanner explorent davantage les ligaments et le cartilage.
L’imagerie ne décide jamais seule
Le déplacement, la stabilité, la rotation des doigts, l’ancienneté, la dominance, le métier et les attentes fonctionnelles déterminent la stratégie. Une lésion stable peut relever d’une orthèse et d’une mobilisation protégée ; une lésion instable peut nécessiter réduction et fixation.
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Les fractures les plus fréquentes
L’objectif est de restaurer un alignement compatible avec une bonne fonction tout en mobilisant au moment adapté.
RADIOGRAPHIE · POIGNET
Radius distal
[ʁa.djys dis.tal] — loc. nom. m.
Définition Extrémité inférieure du radius formant la majeure partie de l’articulation avec le carpe.
Histoire naturelle
Souvent après une chute. La fracture peut être extra- ou intra-articulaire et toucher la radio-ulnaire distale.
Médical
Réduction si nécessaire, immobilisation et contrôles si l’alignement est stable.
Chirurgie
Plaque antérieure le plus souvent, parfois broches ou fixation externe si instabilité ou incongruence articulaire.
RADIOGRAPHIE · BORD ULNAIRE
Ulna
[yl.na] — n. m.
Étymologie Du latin ulna, « avant-bras ». Os médial de l’avant-bras, situé du côté du petit doigt.
Histoire naturelle
Isolée ou associée au radius. La stabilité radio-ulnaire distale et le TFCC sont évalués.
Médical
Immobilisation d’une fracture non déplacée et stable.
Chirurgie
Fixation d’une fracture déplacée ou instable, avec traitement associé du TFCC si nécessaire.
VUE SCAPHOÏDE · SCANNER
Scaphoïde
[ska.fɔ.id] — n. m.
Étymologie Du grec skáphē, « barque ». Os du carpe reliant ses deux rangées et particulièrement exposé à la pseudarthrose.
Histoire naturelle
La radiographie initiale peut être normale. Une douleur persistante de la tabatière anatomique impose parfois scanner ou IRM.
Médical
Immobilisation d’une fracture stable non déplacée avec contrôle de consolidation.
Chirurgie
Vissage des fractures instables, déplacées ou proximales ; greffe selon le type de pseudarthrose.
RADIOGRAPHIE · MAIN OBLIQUE
5e métacarpien
[sɛ̃.kjɛm me.ta.kaʁ.pjɛ̃] — loc. nom. m.
Définition Os de la main prolongeant le petit doigt, fréquemment fracturé au niveau du col ou de la base.
Histoire naturelle
Fréquente au col après un choc direct, mais aussi possible à la base. La rotation du doigt est capitale.
Médical
Mobilisation protégée ou orthèse si fracture stable sans rotation.
Chirurgie
Broches, vis ou plaque si rotation, instabilité ou déplacement articulaire.
Les lésions anciennes, combinées ou rares peuvent être discutées en staff. Avec l’accord du patient, le cas est orienté vers le chirurgien dont l’expertise correspond le mieux à la pathologie et à la technique utile.
Expertise collégiale et techniques spécialisées
Cette organisation facilite l’accès à l’arthroscopie du poignet, aux reconstructions ligamentaires, à la microchirurgie et aux reprises complexes. L’innovation n’est retenue que lorsqu’elle apporte un bénéfice concret.
Fracture, ligament, ostéosynthèse ou traitement orthopédique : l’auto-rééducation dépend de la stabilité et des radiographies de contrôle.
Ma fiche de récupération · Traumatologie de la main
Quelques séries courtes chaque jour valent mieux qu’une longue séance forcée. La douleur vive, le gonflement croissant ou une perte de fonction imposent d’arrêter et de demander conseil.
Phase protégée
Mobiliser immédiatement doigts, coude et épaule.
Respecter strictement attelle, broches et interdiction d’appui prescrites.
Surélever ; surveiller couleur, chaleur et sensibilité des doigts.
Après autorisation · mobilité
Flexion-extension du poignet puis prono-supination, sans à-coup.
Séries courtes et fréquentes ; aucune mise en tension d’un ligament réparé.
Travail de cicatrice et d’œdème après fermeture cutanée.
Consolidation · fonction
Pince, balle souple et proprioception seulement après validation.
Charge, appui et sport progressent selon radiographies et stabilité.
Croquis d’auto-rééducation · les amplitudes sont adaptées par le chirurgien et le kinésithérapeute
Signaux d’alerte : douleur qui augmente nettement, fièvre, écoulement, rougeur qui s’étend, gonflement très tendu, doigts froids ou bleus, perte nouvelle de sensibilité ou de force.
Une radiographie normale élimine-t-elle une fracture ?
Non. Certaines fractures, notamment du scaphoïde, peuvent être invisibles au début. Une douleur localisée persistante peut justifier scanner ou IRM.
Pourquoi demander un scanner ?
Il analyse les traits osseux, le déplacement, la consolidation et les surfaces articulaires, notamment pour le scaphoïde et l’hamatum.
Une entorse du poignet peut-elle laisser des séquelles ?
Oui si un ligament important est rompu et que l’instabilité persiste.
Faut-il toujours opérer une fracture déplacée ?
Non. La réduction, la stabilité, l’articulation, la rotation et les besoins fonctionnels comptent davantage qu’un chiffre isolé.
Qu’est-ce qu’une pseudarthrose ?
C’est l’absence de consolidation après un délai anormal. Au scaphoïde, elle peut conduire à un poignet SNAC.
Quelle différence entre SLAC et SNAC ?
Le SLAC découle d’une instabilité scapho-lunaire chronique ; le SNAC d’une pseudarthrose du scaphoïde.
L’arthroscopie évite-t-elle toujours une voie ouverte ?
Non. Elle permet une exploration précise et de nombreux gestes mini-invasifs, mais certaines fixations ou reconstructions nécessitent une voie complémentaire.
Quand reprendre travail ou conduite ?
Le délai dépend de la lésion, de la stabilité, de l’immobilisation et des gestes réels du métier. La conduite exige un contrôle complet du véhicule sans orthèse gênante ni traitement sédatif.