Pourquoi le nerf souffre
Le tunnel cubital est étroit et le nerf s’étire lorsque le coude reste plié. Appui prolongé, sommeil coude fléchi, travail répétitif, arthrose, séquelles de fracture ou instabilité du nerf peuvent favoriser la compression.

Chirurgie de l’épaule et de la mainFourmillements de l’auriculaire et de l’annulaire, réveils nocturnes, maladresse ou perte de force : le nerf ulnaire peut être comprimé derrière l’épicondyle médial.

AnatomieLe nerf ulnaire contourne la face interne du coude dans le tunnel cubital, puis traverse les deux chefs du fléchisseur ulnaire du carpe.
Compression ou irritation du nerf au coude, responsable de troubles sensitifs et parfois moteurs dans son territoire de la main.
Le tunnel cubital est étroit et le nerf s’étire lorsque le coude reste plié. Appui prolongé, sommeil coude fléchi, travail répétitif, arthrose, séquelles de fracture ou instabilité du nerf peuvent favoriser la compression.

Les paresthésies sont souvent nocturnes ou déclenchées par le téléphone, la conduite et l’appui sur le coude. Une forme évoluée entraîne perte de force, maladresse, fonte des espaces interosseux, griffe des doigts ou difficulté à écarter les doigts.
L’examen recherche le point de compression, la stabilité du nerf, la sensibilité et la force. L’échographie montre son calibre, son trajet et une éventuelle luxation. L’EMG mesure le ralentissement de conduction et la souffrance musculaire, tout en recherchant une autre compression ou une origine cervicale.
Aux stades débutants : éviter les appuis, limiter la flexion prolongée, adapter le poste et dormir avec le coude moins plié grâce à une orthèse nocturne souple. La kinésithérapie peut associer glissements nerveux et correction des contraintes. Une infiltration n’est pas le traitement de référence autour de ce nerf superficiel.
Une décompression est discutée si le traitement médical échoue, si les symptômes deviennent permanents, si l’EMG montre une atteinte importante ou si une faiblesse apparaît. L’objectif est d’arrêter l’aggravation et de permettre la récupération du nerf ; une atteinte ancienne peut récupérer incomplètement.
Le nerf est libéré sur l’ensemble des zones de compression. Le plus souvent, une décompression en place suffit. Une transposition antérieure peut être choisie si le nerf est instable, se luxe, reste sous tension ou si l’anatomie locale l’impose.

Les doigts et le coude sont mobilisés précocement selon la technique. Il faut éviter l’appui sur la cicatrice et le port lourd au début. Les fourmillements intermittents peuvent diminuer rapidement ; la récupération motrice d’un nerf atteint depuis longtemps demande plusieurs mois.
Hématome, infection, raideur, douleur cicatricielle, irritation d’une petite branche sensitive, instabilité du nerf, persistance ou récidive sont possibles. Une compression sévère ancienne peut laisser des séquelles malgré une libération correcte.
Le coude bouge précocement ; les glissements nerveux sont doux et appris avec le kinésithérapeute, jamais forcés sur une paresthésie croissante.
Quelques séries courtes chaque jour valent mieux qu’une longue séance forcée. La douleur vive, le gonflement croissant ou une perte de fonction imposent d’arrêter et de demander conseil.

Le coude reste souvent plié pendant le sommeil, ce qui augmente la pression et l’étirement du nerf.
Non : le canal carpien concerne surtout pouce, index et majeur ; le nerf ulnaire concerne surtout auriculaire et moitié de l’annulaire.
Non. Une décompression simple suffit souvent. La transposition répond à une instabilité, une tension ou une situation anatomique particulière.
Pas toujours totalement lorsque la compression est ancienne et l’amyotrophie installée.
Un bilan précoce recherche une atteinte motrice.
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