Une pathologie fréquente et dynamique
La tendinopathie calcifiante est fréquemment rencontrée entre 30 et 60 ans. Les études décrivent des dépôts chez environ 2,7 à 20 % des personnes sans douleur et davantage encore parmi les épaules symptomatiques. Toutes les calcifications ne nécessitent donc pas de traitement.
Le dépôt n’est ni un fragment osseux ni une « pierre » libre. Il est composé surtout de phosphate basique de calcium sous forme d’hydroxyapatite. Le cycle classique comporte une phase de formation, une phase de repos, puis une phase résorptive pendant laquelle le dépôt se ramollit et peut devenir une pâte crayeuse comparable à du dentifrice.
La calcification siège dans le tendon, le plus souvent le supra-épineux. Elle peut irriter la bourse sous-acromiale et déclencher une bursite. La douleur, la perte de mouvement et les stratégies de protection peuvent ensuite s’accompagner d’une souffrance du long biceps et d’une hyperactivité compensatrice du trapèze supérieur, sans que ces éléments soient systématiques.

Chirurgie de l’épaule et de la main




