Une réparation de Bankart restaure le bourrelet et les ligaments ; la butée de Latarjet ajoute un renfort osseux et un effet dynamique. Un scanner avec reconstructions permet de mesurer les pertes osseuses glénoïdiennes et humérales qui orientent la stratégie.

Comparaison anatomique entre réparation de Bankart et butée de Latarjet
Bankart répare les tissus antérieurs ; Latarjet restaure également le rempart osseux antérieur.

Dans quels cas discuter un Bankart ?

La réparation arthroscopique de Bankart convient surtout à une instabilité antérieure avec capital osseux conservé, bourrelet réparable et risque de récidive maîtrisé. Des gestes complémentaires peuvent être nécessaires selon la lésion humérale. Elle préserve l’anatomie et évite le transfert d’un fragment coracoïdien, mais expose davantage à la récidive lorsque la perte osseuse ou les contraintes sportives sont importantes.

Quand une butée de Latarjet est-elle privilégiée ?

Elle est souvent discutée en cas de perte osseuse glénoïdienne significative, de lésion bipolaire à risque, de récidive après stabilisation, ou chez certains sportifs de contact et pratiquants exposés. Le greffon coracoïdien doit être positionné précisément : trop médial, il protège moins ; trop latéral, il peut favoriser l’usure.

Le choix est personnalisé

L’âge, l’hyperlaxité, le nombre de luxations, le sport, le côté dominant, l’état du cartilage et les projets du patient sont confrontés aux mesures du scanner. Les notions « on-track/off-track » aident à comprendre l’interaction entre les pertes osseuses de la glène et de la tête humérale.

Suites et risques

Une immobilisation initiale puis une kinésithérapie progressive sont habituelles. La reprise du sport de contact attend la consolidation et le retour du contrôle musculaire. Raideur, récidive, atteinte nerveuse, défaut de consolidation ou problème de matériel restent possibles, avec un profil de risque différent selon la technique.

Questions fréquentes

Le Latarjet est-il toujours plus solide ?

Il réduit efficacement le risque de récidive dans les situations à fort risque, mais il n’est pas nécessaire pour toute instabilité et comporte des risques propres.

L’IRM suffit-elle ?

L’IRM étudie les tissus mous. Un scanner est souvent demandé lorsque la quantification osseuse peut modifier l’intervention.

Sources médicales

  1. BESS — Patient Care Pathways and Guidelines.
  2. ESSKA — enseignement européen en traumatologie sportive.
  3. Société Francophone d’Arthroscopie.