La cortisone vise surtout à réduire rapidement une inflammation ; le PRP utilise les plaquettes du patient dans une stratégie biologique plus lente ; l’acide hyaluronique est surtout étudié pour certaines douleurs articulaires. Aucun produit n’est universellement supérieur.

Infiltration échoguidée précise d’une articulation de l’épaule
Le guidage échographique vérifie la cible ; la qualité de l’indication compte autant que le produit injecté.

La cortisone

Le corticoïde est un anti-inflammatoire local. Il peut soulager rapidement une bursite, une synovite ou une articulation inflammatoire et faciliter la rééducation. Son effet peut être transitoire. La répétition systématique près d’un tendon fragilisé n’est pas souhaitable ; l’indication et la cible doivent être précises.

Le PRP

Le plasma riche en plaquettes est préparé à partir d’une prise de sang du patient. Il ne s’agit ni de cellules souches ni d’une reconstruction instantanée du tendon. Les résultats varient selon la pathologie, la préparation et le protocole. Dans l’épicondylite, certaines méta-analyses retrouvent un avantage plus tardif par rapport aux corticoïdes, mais l’hétérogénéité reste importante.

L’acide hyaluronique

Il vise surtout à améliorer les propriétés mécaniques et biologiques d’une articulation douloureuse. Son utilisation est mieux établie dans certaines arthroses que dans les tendinopathies. À l’épaule, les données sont encore variables selon l’articulation et le diagnostic.

Pourquoi le guidage compte-t-il ?

Une infiltration sous échographie ou radiographie confirme que le produit atteint la bourse, l’articulation ou la gaine ciblée. Elle évite de traiter « une douleur » sans diagnostic. L’amélioration doit ensuite être utilisée pour corriger les contraintes et progresser en rééducation.

Pas de classement universel

Le bon produit dépend de la bonne pathologie. Une infiltration ne remplace ni l’examen clinique, ni l’imagerie utile, ni l’adaptation de l’activité.

Questions fréquentes

La cortisone abîme-t-elle toujours les tendons ?

Non, mais les injections répétées ou mal ciblées près d’un tendon fragile doivent être évitées.

Le PRP agit-il immédiatement ?

Non. Une réaction douloureuse transitoire est possible et l’effet éventuel se juge sur plusieurs semaines ou mois.

Le PRP est-il remboursé ?

La prise en charge varie ; il faut vérifier auprès du praticien et de l’organisme complémentaire.

Peut-on injecter sans échographie ?

Certains repères permettent des gestes cliniques, mais le guidage améliore la précision pour de nombreuses cibles.

Sources médicales

  1. Efficacité comparative des injections dans les tendinopathies de coiffe.
  2. PRP versus corticoïdes dans les pathologies de coiffe.
  3. PRP versus corticoïdes dans l’épicondylite.
  4. Acide hyaluronique dans les pathologies des tissus mous.