Des fourmillements progressifs du pouce, de l’index et du majeur après une fracture doivent être signalés. Une douleur intense associée à une perte rapide de sensibilité constitue une urgence clinique ; une gêne retardée se bilantera plus volontiers par EMG et parfois échographie.

Pourquoi la fracture comprime-t-elle le nerf ?
Dans la phase aiguë, l’œdème, l’hématome et le déplacement osseux peuvent augmenter rapidement la pression. Plus tard, une déformation consolidée, une cicatrice, une inflammation tendineuse ou un canal déjà étroit avant le traumatisme peuvent provoquer des symptômes retardés.
Quels symptômes surveiller ?
Fourmillements nocturnes, engourdissement du pouce, de l’index et du majeur, maladresse et besoin de secouer la main sont évocateurs. Une aggravation rapide, une douleur importante et une diminution objective de la sensibilité après une fracture récente doivent être examinées sans attendre.
Quels examens ?
Le canal carpien aigu est avant tout un diagnostic clinique : l’EMG ne doit pas retarder une décompression urgente. Dans les formes retardées, l’EMG évalue le nerf des deux côtés et l’échographie recherche une augmentation de calibre, une inflammation tendineuse ou un conflit avec le matériel.
Quel traitement ?
Le traitement dépend du mécanisme et de la gravité : adaptation de l’orthèse, contrôle de l’œdème, infiltration dans certaines formes retardées, retrait d’un matériel gênant ou libération chirurgicale du canal. Une décompression prophylactique systématique au moment de chaque fracture n’est pas recommandée.
Questions fréquentes
Les fourmillements sont-ils toujours urgents ?
Non, mais une aggravation rapide avec perte de sensibilité après une fracture récente doit être examinée rapidement.
L’EMG est-il toujours nécessaire ?
Il est utile dans les formes retardées ou douteuses, mais ne doit pas retarder le traitement d’un canal carpien aigu.
La plaque provoque-t-elle forcément le canal carpien ?
Non. Elle peut participer à un conflit, mais l’œdème, la cicatrice et un canal préexistant jouent souvent un rôle.
Le retrait de la plaque suffit-il ?
Parfois, mais une véritable compression peut nécessiter une libération associée du canal carpien.
Chirurgie de l’épaule et de la main